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De manière générale, la population africaine vivant depuis longtemps en Europe possède un niveau d'instruction relativement haut ; notamment, des étudiants qui se sont fixés progressivement dans les pays européens et qui sont détenteurs de diplômes de plus en plus élevés.
Aujourd'hui, beaucoup d'Africains cherchent à partir de leur pays pour survivre, gagner leur vie et échapper aux conflits. En majorité, des hommes, jeunes, pauvres et déscolarisés qui refusent d'être à la charge de leurs familles. L'Europe représente pour eux un véritable eldorado.
Dans ce domaine, il convient de ne pas négliger l'importance desmigrations internes au continent africain et le rôle des transferts financiers vers les pays d'origine qui vont permettre la réalisation d'équipements, considérés comme de véritables signes de prestige pour la population locale.
Depuis 1957, chacun des deux continents a connu des évènements importants : pour l'Europe, l'élargissement à l'est et, en ce qui concerne l'Afrique, la décolonisation. La concurrence de la Chine, du Brésil, de l'Inde oblige aujourd'hui l'Europe à revisiter ses relations avec l'Afrique et à traiter les Africains dorénavant sur un pied d'égalité. L'Europe n'est plus le maître de ce continent comme elle a pu l'être quelques décennies auparavant.
Par conséquent, les relations privilégiées et asymétriques entre l'Europe et l'Afrique formalisées dans les accords de Yaoundé, de Lomé et de Cotonou ne sont aujourd'hui plus tenables dans un monde globalisé et dans le système multilatéral actuel.
Le Sommet Europe-Afrique au Caire en 2000 a été une première tentative de refonte des relations, afin de les rendre plus équitables et de mettre chacun devant ses responsabilités. Etait en jeu la mise en place d'un véritable partenariat pour le développement, qui s'étend au delà de la pure coopération au développement et qui tient compte des attentes de chacun : migrations et préoccupations sécuritaires pour l'Europe et le développement humain et la redistribution des richesses pour les Africains.
Les accords de partenariat élaborés récemment concernent plusieurs domaines : la paix et la sécurité, la gouvernance démocratique et les droits de l'Homme / le commerce, l'intégration régionale et les infrastructures / les objectifs du Millénaire pour le développement fixés par les Nations Unies / enfin, les migrations, l'employabilité et l'emploi. Cependant, le Parlement européen les considèrent comme "déséquilibrés" et "nocifs pour l'Afrique". Dans le domaine de l'environnement, cette institution met en garde et refuse que l'aide au développement finance des actions de lutte contre le réchauffement climatique.
Plusieurs défis doivent être relevés dans le cadre de ce nouveau partenariat : d'une part, la demande émanant de l'Afrique d'être traitée comme une unité et d'autre part, la mise en cohérence de certaines des politiques de l'UE, dont la politique de pêche, avec les politiques de développement.
En outre, les Européens sont confrontés en interne à un obstacle, à une tension. En effet, les nouveaux Etats-membres européens d'Europe centrale et orientale ne considèrent pas le continent africain comme leur zone d'intervention prioritaire. Ils ont tendance à s'intéresser davantage à leurs voisins immédiats et à privilégier la politique européenne de voisinage et de partenariat. Pour eux, les relations avec l'Afrique découlent du partenariat historique de l'ancienne Union européenne des six. Se pose alors la question de savoir comment intégrer ces pays à la politique européenne de coopération au développement.
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